vendredi 19 janvier 2018

L'Ile Rousse



L'ile rousse




Tu vois, le soleil à l'Ile Rousse,
On se croirait aux Sanguinaires
Avec un peu d'imaginaire,
C'est l'amour du pays qui me pousse.
Je crois entendre un chant,
L'écho d'une voix qui m'appelle
Et cette musique que j'entends
C'est un oiseau qui vient du ciel.

À l'Ile rousse, le clapotis
Caresse la coque des bateaux,
Je vais plonger mes mains dans l'eau,
Sentir le vent qui me frémit,
Je crois encore voir une voile
Qui me bouscule et qui m'appelle
Et ce clapotis qui s'étoile
C'est une voix qui vient du ciel.

Le bois flotté de l'Ile Rousse,
Souvenirs au gré des vagues,
Et les nuages au creux de l'âme,
Une voile que le vent pousse,
Je crois encore voir un visage
Qui me sourit et qui m'interpelle,
Image au creux de mes nuages,
C'est mon amour qui vient du ciel

©hga2018/01/19


dimanche 31 décembre 2017

Sonnet pour une année qui s'achève






Sonnet pour une année qui s'achève

Dernier jour de l'année, on est en plein hiver,
Le vent souffle aux fenêtres, et la pluie aux chemins
Efface les pas de nos mémoires, c'était hier
Mais la trace en nos cœurs reste là pour demain.

Comme le cerf traqué dans une chasse à cour
Je vais m'étendre ici, sentir la pluie, le vent
Caresser mon visage comme un souffle d'amour,
Entendre battre son cœur, comme c'était avant.

Dernier jour de l'année, une autre qui commence,
Mesurer chaque instant, vivre comme on le pense
Maitriser mes douleurs et n'en pas trop montrer

À tous ceux qui sont là, toujours à nos cotés.
Le vent dans la mémoire ravive le temps d'hier
On va finir l'année, on était en hiver.


©hga2017/31/12




vendredi 17 novembre 2017

Surimpression

En faisant du rangement j'ai retrouvé cette photo qui date de 1970 !
Photo traitée à l'ancienne en surimpression  ( double exposition sur le même papier photo argentique )
Elle a pour moi une valeur particulière : le sujet, la date, le lieu le temps passé au labo pour la mettre sur papier, et l'émotion de voir dans les bains du laboratoire l'image se créer, se révéler…mais je vous parle d'un temps………
je l'ai accompagnée d'un texte écrit en 2015 sur une plage de Corse

Derrière le bout de la terre


Derrière le bout de la terre
Nos âmes iront se retrouver
Sorties de nos corps, dépouillées
Comme chênes lièges déshabillés.

Sur la crique aux seins nus
La vie se donne à corps que veux-tu.
Au bout du bout de la terre
Nos corps iront se retrouver
Paroles d'amour réincarnées.

Moi, je l'ai vue dans la mer
Et je l'ai vue dans les vagues
Et je peux te le dire,

Mais me crois-tu vraiment ?

Derrière le bout de la terre
J'ai touché à l'éternité
Lorsque la vague sur mes mains
M'a frissonné son immensité.
Le corps se bronze, les corps s'étalent
Laissant leurs sculptures en creux
Au moment de partir
Que la mer va avaler,
Et l'acte d'amour est éphémère.

Je l'ai vue dedans la mer
Et je l'ai vue dans les vagues
Ça, je peux te le dire…

Mais me crois-tu vraiment… ? 


©hga2015
14/08/2015 sur une plage près de Bonifacio



DD

lundi 21 août 2017

Livre Text'image

Suite à mon exposition du mois de Février
faite de photos et de textes associés, j'ai composé un album qui reprend toutes les images et les poèmes exposés:

En voici la présentation: 48 pages, format carré 20x20, broché



exemple de pages:( ici la page 12 )



Pour ceux qui voudraient revoir l'expo et se procurer cet album illustré, vous pouvez me contacter
son prix est de 43€ majoré des frais de port éventuels

lundi 20 février 2017

Expo text' images


voici l'article paru dans l'Écho republicain du 20 fevrier 2017


cliquez sur l'image pour l'afficher en plein écran

lundi 29 août 2016


L'etang



Aux joints de la terrasse, poussent des herbes folles
Où, des oiseaux, le soir, viennent y picorer
Quelques miettes de pain éparpillées au sol,
On les entend longtemps becqueter, caqueter.

Au fond c'est un étang sorti d'un bras de mer 
Qui étire la vue au delà des roseaux
Qui se penchent sous le vent qui nous vient de la terre
Et caresse en silence la surface de l'eau

Quelques oiseaux sauvages viennent se reposer
Leur vie n'est que passage mais c'est une vie forte,
Vivre et ne rien avoir et ne rien désirer
Qu'un peu de nourriture et le vent qui les porte

Les oiseaux de l'étang et ceux de la terrasse
N'ont rien d'autre en commun que des becs et des plumes
Il n'est point d'avenir en eux qui les tracasse
Ils ne travaillent pas pour une gloire posthume

Leur vie, c'est être un jour... et peut être demain
Et trouver leur pitance au cœur de la nature
Nourrir leur petits, leur apprendre un chemin
Pétri de liberté, ne pas bâtir de murs.

Les hommes les regardent, les admirent, en ont peur,
Et les envient souvent, mais eux, ils n'en ont cure
Un jour se sont aimés sans même s'offrir de fleurs
D'un amour trop grand, d'un amour trop pur

Certains seront fidèles, tout au long de leur vie
Et d’autres plus volages sans poser de questions
L’important c’est d’aimer et c’est de vivre...
et puis
De voler près du ciel, de changer d’horizon

Les hommes, les bourgeois, les nantis les regardent
Qui possèdent leurs femmes, leurs autos, leurs maisons
et reçoivent du ciel sans qu’ils y prennent garde
la fiente des oiseaux qui leur souille le front




Au fond de la terrasse un bras de mer rougeoie
Le chant d’amour d’un oiseau sur la vague s’ étend
Et couvre les jurons de ces hommes sans joie
Les oiseaux font parfois sourire les étangs 

 Corse 29 08 2016