lundi 20 février 2017

Expo text' images


voici l'article paru dans l'Écho republicain du 20 fevrier 2017


cliquez sur l'image pour l'afficher en plein écran

lundi 29 août 2016


L'etang



Aux joints de la terrasse, poussent des herbes folles
Où, des oiseaux, le soir, viennent y picorer
Quelques miettes de pain éparpillées au sol,
On les entend longtemps becqueter, caqueter.

Au fond c'est un étang sorti d'un bras de mer 
Qui étire la vue au delà des roseaux
Qui se penchent sous le vent qui nous vient de la terre
Et caresse en silence la surface de l'eau

Quelques oiseaux sauvages viennent se reposer
Leur vie n'est que passage mais c'est une vie forte,
Vivre et ne rien avoir et ne rien désirer
Qu'un peu de nourriture et le vent qui les porte

Les oiseaux de l'étang et ceux de la terrasse
N'ont rien d'autre en commun que des becs et des plumes
Il n'est point d'avenir en eux qui les tracasse
Ils ne travaillent pas pour une gloire posthume

Leur vie, c'est être un jour... et peut être demain
Et trouver leur pitance au cœur de la nature
Nourrir leur petits, leur apprendre un chemin
Pétri de liberté, ne pas bâtir de murs.

Les hommes les regardent, les admirent, en ont peur,
Et les envient souvent, mais eux, ils n'en ont cure
Un jour se sont aimés sans même s'offrir de fleurs
D'un amour trop grand, d'un amour trop pur

Certains seront fidèles, tout au long de leur vie
Et d’autres plus volages sans poser de questions
L’important c’est d’aimer et c’est de vivre...
et puis
De voler près du ciel, de changer d’horizon

Les hommes, les bourgeois, les nantis les regardent
Qui possèdent leurs femmes, leurs autos, leurs maisons
et reçoivent du ciel sans qu’ils y prennent garde
la fiente des oiseaux qui leur souille le front




Au fond de la terrasse un bras de mer rougeoie
Le chant d’amour d’un oiseau sur la vague s’ étend
Et couvre les jurons de ces hommes sans joie
Les oiseaux font parfois sourire les étangs 

 Corse 29 08 2016 




samedi 18 juin 2016

Le Temps





Le Temps


Que veut dire le temps
Qui s'égrène et rythme ma vie ?
Et que veulent dire nos vies
Au rythme de ce temps ?

Le pourquoi de mes jours
Me revient chaque nuit,
M'arrache du sommeil,
Me hante, me poursuit.

Que veulent dire ces jours 
Et ce temps qui s'écoule ?
Ces jours sans soleil
Ces jours sans mon amour
Moi, tendu vers le ciel,
Je marche seul au milieu de la foule

Que veut me dire le temps
qui me crée du silence 
Pour m'envahir le cœur et mon corps en errance
Que veut me dire ce temps ?

Pour combien de temps ?
Combien de temps ?


HgA 18/06/16

mardi 15 mars 2016

Anniversaire




Chantal aurait eu 69 ans aujourd'hui, encore un jour d'anniversaire où la douleur se ravive alors que la solitude perdure et que le vide se creuse,
j'ai écrit au moment de son départ un texte qui n'est pas dans mon livre quelque chose m'avait empêché de le publier
je le mets aujourd'hui sur mon blog, en quelque sorte un cadeau pour elle:


Les gens de peu

Les gens de peu quittent la terre
en s'excusant d'être venus, 
Alexis, Marc ou bien Jean Pierre, 
disparus avant d'être vus .

Les gens de peu s'en vont mourir
sans un regret au fond des yeux
dans leur frontière à souvenirs
qui s'évanouit dans le ciel bleu.

Ils ont vécu en harmonie

tranquilles au fond de leur terroir,
travaillant dur pour que leur vie
se regarde dans un miroir.

Ils ont aimé femme et enfants,
personne n'a manqué de rien,
ni l'argent, ni l'enseignement,
Ils voulaient juste que que ce soit bien.

Les gens de peu quittent la terre
ils ne laissent pas de trace
comme les vagues sur la mer, 
un peu d'écume qui s'efface.

Les gens de peu s'en vont mourir,
l'humilité au fond des yeux,
Ils se savent sans avenir
au moment de fermer les yeux.

Ils laissent au cœur de ceux qu'ils aiment
leur regard bon, leur regard-fleur
et ce sourire que l'on aime
à préserver dans notre coeur .


jeudi 7 janvier 2016

Amis de fraiche date…

Je mets en lien un texte que j'ai "enrobé" musicalement, je vous l'offre pour ce début d'année

                   
                                 Pour écouter copier ce lien dans votre navigateur : https://youtu.be/fCcGydbIwvE

samedi 19 décembre 2015

Ton Absence livre




Mon livre : "Ton absence" c'est le sien, 
c'est celui que j'ai voulu lui écrire, un dernier "je t'aime", un dernier: "dors mon amour", j'ai commencé  à l'écrire quelques jours après son départ, je ne pouvais pas la laisser partir sans lui dire tout ce que l'on n'a pas le temps de dire dans une vie d'amour.

Je l'ai écrit pour que les gens qui nous ont aimés, pour que les gens qui nous aiment sachent notre combat de souffrance pendant ces  quelques semaines où la vie bascule.

Je l'ai écrit pour que sa mémoire, pour que l'oeuvre discrète de sa vie reste gravée, soit imprimée au delà de nos souvenirs que l'âge et le temps finissent par estomper.

Je l'ai écrit pour ce dernier geste d'amour que je luis dois, je l'ai voulu au bout de cette première année de ma vie sans elle. 






Si vous souhaitez vous procurer "Ton Absence", contactez moi : 
HG Amiot
18 rue Sarah Bernhardt
28500 Vernouillet
h-g.amiot@wanadoo.fr
il est au prix de 18 € majoré des frais de port éventuels pour expédition ( 2€50).
l'argent servira à fleurir sa dernière maison et à faire des dons à la recherche médicale pour son département maladies respiratoires. 



Extrait :

Je viens de rentrer de l’hôpital, la maison, un peu vide a besoin d’un feu de cheminée, moi aussi, je vais m’en occuper.

Le téléphone a sonné en mon absence, il va falloir répondre aux messages, donner des nouvelles de l’installation de Chantal dans sa chambre au 4ème étage, parler de son moral, de son installation, le beau-frère va me demander  : comment sont les infirmières, je vais lui dire  : comme toutes les infirmières, aimables, gentilles, prévenantes, lui, il voudra savoir si elles sont mignonnes, je lui dirai qu'elles le sont, à l’instar de Marie, l’infirmière de liaison qui va s’occuper plus particulièrement de ma malade.

La soirée passe vite, je jette un coup d’œil au programme télé, rien ne m’intéresse vraiment, mon regard reste accroché à cette fenêtre du 4ème alors que je suis sur le parking, je distingue sa silhouette qui tend le bras, son tee-shirt rouge se découpe sur le fond vert des murs de sa chambre.

Elle me fait un grand geste de la main et du bras, je fais des appels de phare, elle sourit, assis au volant, je regarde encore dans sa direction, une larme me coule sur le visage, l’envie de lui dire : « Je t’aime, ça va aller, je suis là. »

Il commence à se faire tard, je n’ai pas vraiment sommeil, mais je vais me coucher.

Je prends le livre sur la table de nuit, Florence Aubenas  : En France, je l’ai commencé il y a quelques jours, je l’ai pris en prévision des moments où je serai avec elle, pendant ses moments de repos.

Un papier dépasse un peu des feuillets, je le prends, cela ressemble à une feuille de brouillon, pliée en deux, je la déplie  : sa petite écriture, si fine, couvre la moitié de la page :

Mon amour                    Ce 1er-12-2014

Une simple petite bafouille
Pour te dire que je t'aime
Comme jamais je ne t’ai aimé
Merci pour tout ce que tu fais pour moi.

Ta petite femme
Chantal

Je relis ces lignes qu'elle a dû écrire en préparant ses affaires dans la chambre, juste avant de partir, il était 9 heures quand nous sommes montés dans la voiture, il fallait passer chez le dentiste, puis chez le kiné pour une séance de « respi » avant de monter à l’hôpital.

Je reprends son papier, je le relis de nouveau, une intense émotion me serre la gorge, elle se doute que j’ai vu son message, je me lève, mon stylo avec le cahier d’écolier où j’ai commencé à prendre quelques notes est resté auprès de la cheminée.
Je reprends la feuille avec son petit message, mes mains tremblent un peu :


Mon amour, ma si bonne, ma si douce,
Je t’aime aussi de cet amour si fort,
Cet amour si intense qui fait toute ma vie.
Je vis de toi, je ris de toi, je pleure de toi,
Je ne veux pas que tu aies mal
Je ne veux pas